17/03/2006

Une petite graine grandi en moi !

 

L’enfant qui naît, l’enfant qui nous arrive, nous le chargeons du fardeau de nos nostalgies. D’autant plus chargé, d’autant plus accablé qu’il est davantage désiré, qu’il vient là pour (illusoirement) combler les béances du désir. Nous le plaçons sous le signe de la négation : qu'il ne connaisse pas les affres, les revers, les infortunes, les déceptions que nous avons connus. Qu’il réalise ce que nous avons manqué. Qu’il ait, en somme, une autre vie que nous, c’est-à-dire la nôtre, celle dont nous avons rêvé.

 

Roger GENTIS

10:34 Écrit par Angel Sweeteyes | Commentaires (0) |  Facebook

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